grayscale photo of woman in black hijab carrying baby wearing a knit cap

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Publications de Said El Mansour Cherkaoui entre 2016 et 2022 sur le Subcapitalisme et Élite Technocrate au Maroc

Maroc Afrique Croissance



Intelligentsia, Intellect and Technocracy: Elite and Power

Intelligentsia, Intellect et Technocratie: Elite et Pouvoir In fact, when an intellectual sells the wick, then burns the link with the reply and the analysis and burns the bridges on which cross the thought and the criticism. In Morocco as in France, the American model in the formation of technocratic elites inspires the “Chicago Boys” who had swept over Latin America following the desertion and forced exile of “developmentalists” and supporters… Continue reading

Notions de la Démocratie, du Peuple et du Pouvoir Politique

The people are only the product of the result of social contradictions maintained and manipulated for the survival and continuity of the ruling and dominant class.In our case, we are like the Russian doll, Matryoshka, the ruling class it is not. visible at first glance and is small in its dimension since it is minimal in number compared to the rest of the company but solid on its bases which display and are camouflaged behind and within greater representation and management of its own interests . These intrinsic and vested interests are delegated to others through an allegiance and an identical identification in the profitability of this relationship … Continuer de lire


Aziz Akhannouch Made in Morocco

Aziz Akhannouch Made in Morocco Never two without three in Morocco Aziz Akhannouch: redeemable Chiraquian spirit and Berlusconian politico-business flair Made in Morocco Aziz Akhannouch, president of the RNI and head of government, was elected mayor of the city of Agadir on September 24, 2021. Aziz Akhannouch was the only candidate for the presidency of the municipal council of Agadir, the main city of Souss. Indeed, no law prevents the… Continue reading

Aziz Akhannouch, Jamais Deux sans Trois au Maroc

Jamais Deux sans Trois: Chef d’Entreprise President RNI, Chef de Gouvernement, Maire d’Agadir – Coalition gouvernementale : RNI, PAM et PI Aziz Akhannouch: Esprit rachetable Chiraquien et flair politico-affairiste Berlusconien Made in Morocco Aziz Akhannouch, président du RNI et chef du gouvernement, a été élu maire de la ville d’Agadir le 24 septembre 2021. Aziz Akhannouch était le seul candidat à la présidence du conseil … Lire la suite


Ryad Mezzour: Express Line for Rising Techno-Star

Working meeting of Minister Ryad Mezzour with the players in the aeronautical ecosystem devoted to the “roadmap” for the development of the sector. New ambitions to strengthen the competitiveness of the Moroccan industrial fabric and its positioning in new professions and specializations with high added value, creating highly qualified jobs for our young people. Shortlive Positions with Stop and Go of… Continue reading

Subcapitalism and Elite Technocrat in Morocco

Capitalism is reinventing itself through Subcapitalism. Subcapitalism complements capitalism to form a hierarchical, unequal and homogeneous world economy. The people are only the product of the result of social contradictions maintained and manipulated for the survival and continuity of the ruling and dominant class. Introduction: The end of the Second World War, followed by localized conflicts… Continue reading


New Development Model

MOROCCO’S “MAL-DEVELOPMENT” AND “MAL-GLOBALIZATION” STRATEGY Originally published on May 13, 2015 Dr. Said El Mansour Cherkaoui: “Evil Development” and Morocco’s “Evil Globalization” Strategy This n it is not by building Shopping Malls with Victoria Secrets, McDonald’s and Casinos with model parades with Moroccan women stripped of modest feminine integrity and Golf courses in… Continue reading

Nouveau Modèle de Développement

Réflexion idéologique et Configuration institutionnelle dans le temps, l’espace et la culture Le peuple n’est que le produit du résultat des contradictions sociales maintenues et manipulées pour la survie et la continuité de la classe dirigeante et dominante.Dans notre cas, on est comme la poupée russe, Matriochka, la classe dominante elle n’est pas visible a première vue et se fait petite dans sa dimension puisqu’elle … Continuer de lire

Subcapitalisme et Élite Technocrate au Maroc

Said El Mansour Cherkaoui – Analyse Initialement publiée June 20, 2019 9:55 pm

URL: marocroissance.wordpress.com/2019/06/20/subcapitalisme-democratie-peuple/

June 20, 2019

Le Capitalisme se réinvente a travers le Subcapitalisme. Le subcapitalisme complète le capitalisme pour former une économie mondiale hiérarchisée, inégale et homogène.

Le peuple n’est que le produit du résultat des contradictions sociales maintenues et manipulées pour la survie et la continuité de la classe dirigeante et dominante.

Introduction:

La fin de la deuxième guerre mondiale, suivit par des conflits localisés comme expression régionale de la guerre froide furent accentués par les mouvements d’indépendance et la formation de blocs de pays non-alignés et des pays désignés comme membres du Tiers-Monde. Entre ces différentiations dans le degré de développement subcapitaliste et dans la revendication d’une orientation socialiste, les classes sociales resultante de ces choix ideologiques furent désignées ainsi:

  • “Classe Compradore” vu la continuité de leur relation commerciale et soumisse a l’égard des pouvoirs coloniaux
  • “Classe Progressiste” ou bien “les Barons Rouges du Socialisme” en tant que nouvelles formations sociales ayant tenter le socialisme comme stratégie de développement des forces productives nationales.

Dans la fissure institutionnelle résultant d’une telle division symbiotique créant une dichotomie dans la représentation politique et dans la démocratisation des pratiques sociales électoralistes. Ces antagonismes nourris de l’extérieur pour des visées géo-politiques et d’intérêt national fissurent la reproduction sociale du pouvoir en lui distillant une distinction entre la collaboration et l’opposition a l’expansion des intérêts du capital etranger. Les changements d’orientation économiques sont ainsi échelonnés et consolidés par la montée d’une nouvelle classe dirigeante qui n’obéissait a aucune idéologie mais se présentait comme des détenteurs du savoir-faire opérationnel et productif capable d’assurer une neutralité de l’Etat et la construction d’un modèle de développement basé sur les compétences et non les faveurs ou les alliances idéologiques. Cette classe transparente, fluide et adaptable a toutes formes d’expression institutionnelle; cette classe hybride est la technocratie moderne et réformiste ainsi que populiste.

Technocratie et Pouvoir Multipolaire: Ambivalence Politique, Socialisation Hybride et Rationalité Economique Internationaliste

Le Lion de l’Atlas disparu de la nature marocaine ne pouvait résister a l’invasion et la prééminence des intérêts étrangers et ne doit plus son existence qu’a l’affichage de son image symbolique sur la boîte d’allumettes faite de bâtonnet en papier ciré et rugissant
sur l’autre coté de la boite ce slogan nationaliste:
“En utilisant des produits marocains, vous participez à l’économie du pays.”

The Lion of the Atlas disappeared from the Moroccan nature could not resist the invasion and the pre-eminence of foreign interests and owes its existence to the display of its symbolic image on the matchbox made of waxed paper sticks while roaring on the other side of the box this nationalist slogan:

“By using Moroccan products, you participate in the country’s economy.”

Au Maroc, au lieu d’innover socialement en favorisant la creation de technologistes, on continue avec les recommandations des instances financières internationales des années cinquante qui préconisaient la gestion du pouvoir par les technocrates.

Cette stigmatisation du pouvoir et sa pénétration par une nouvelle classe hybride fut la meilleure manifestation sociale pour les pouvoirs militaires ayant accédé au pouvoir a travers une trame de manipulation des institutions et par une intimidation des partis politiques qui se disputaient le pouvoir et se contestaient entre la légitimité de leur représentation des intérêts des électeurs. Ces continuelles querelles politiciennes avaient comme dans le cas de l’Amérique Latine a partir des années cinquante et durant les trois décennies suivantes, avaient ouvert la voie a l’éclosion de coups d’État militaire.

Les Triumvirat et la Junte formée de haut rangs militaires issues des anciennes familles oligarchiques et des grands propriétaires terriens, avaient besoin d’une optimisation légitimée sociale et politique de leurs respectives bases de pouvoir vu leur origines terriennes et militaro-bureaucratique.

Avec la bénédiction des organisations internationales et des pays développés, les nouveaux tenants du pouvoir central et fédéral allaient encouragés la formation et l’émergence de nouvelles élites indépendantes des rouages traditionnels des alliances partisanes et institutionnelles et se caractérisant par une formation et une éducation d’outre-mer acquise au sein des universités anglo-saxonnes et doublées d’une maîtrise du savoir a travers la gestion des grands groupes internationaux financiers et des multinationales et cela tout en étant originaires et descendants des strates sociales ayant forgée leurs assises du pouvoir a travers une alternance de la gestion politique et des affaires liées a l’export et l’import et au sein des grands groupes étatiques. De par ces ramifications et ces distinctions, ces nouvelles élites politiques technocratique se distinguait aussi par le parrainage qu’elle avaient reçu durant leur ascension sociale qui leur fut octroyée par des leaders ayant été formés par des cadres de l’Armée et par des concepteurs de plans de redressement ou de développement régional sous l’égide et la supervision des grands groupes financiers et pourvoyeurs de crédits, tel que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire international et les agences régionales de l’ONU.

Ces technocrates métamorphosés en une bureaucratie- conseil et gestion-business possèdent des attaches profondes relationnelles au niveau familial, professionnel et institutionnels puisqu’ils facilitent le camouflage la réalité des intérêts défendus au sein de l’appareil central du pouvoir tout en permettant aux tenants de la decision étatique d’ordre militaire, d’arborer une façade civile n’ayant aucune identité politique, idéologique ou même religieuse. Ces caractéristiques sont accentuées par le fait que la prise du pouvoir est d’origine illégale et que les comploteurs cherchent une légalisation de leur monopole autoritaire du pouvoir et la technocratie sert de courroie de transmission et d’axe central qui fait tourner le reste de la societe dans le sens de l’acceptation du régime dictatoriale et bureaucratique-militaire. En fait, la technocratie sert aussi de transmission et de changement de vitesse lorsque une transition et une passation du pouvoir au bénéfice des représentants politiques des parties émanant d’une élection tenue a travers les concessions des militaires faites au secteur civil de l’Etat.

Actuellement le Soudan est en train de vivre une telle transition suite a la mise a l’écart du Général Bashir par ses propres troupes et comme concession des forces nationales de sécurité face a la montée des revendications populaires pour le changement du régime. Les militaires ne trouvèrent qu’un technocrate pour adoucir cette transition tumultueuse du pouvoir surtout après avoir assisté a la complète destruction des bases du pouvoir étatique en Irak, en Libye et actuellement au Yémen sans parler de l’Afghanistan ainsi que les embargos prenant place autour du monde tel qu’a l’égard du Venezuela, Corée du Nord, l’Iran, la Syrie, et Cuba.

Cette remise a l’heure de l’ordre et de la loi des pendules représentatives est aussi conditionnée par les aléas des conjonctures internationales et par l’approfondissement des crises fréquentes traversées par le système des relations internationales et leurs impacts sur la formation et le dénouement de leurs attributs et leurs prolongations au niveau des pays subcapitalistes et ceux dépendants de la demande internationale et des prix des ressources naturelles sur le marche international. Dans telles circonstances turbulents, la technocratie joue la fonction de garantie et de référence dans les négociations entre les divers prétendants au pouvoir et entre les tenants du marche international et les nouvelles formations politiques locales et régionales afin d’assurer une transition du pouvoir dans l’ordre et dans la sécurité des intérêts acquis par chacun des protagonistes.

En fait, la technocratie demeure le point d’équilibre dans un terrain miné par des instances militaires, des atouts politiques set des intérêts économiques qui se maintiennent en équilibre conjoncturel a travers la faiblesse du partenaire. Cette force structurelle doublée de l’existence d’une faiblesse institutionnelle fondamentale et inhérente aux disputes parlementaires et électoralistes, y compris même dans la formation d’un gouvernement de coalition, permet a la fois le recours possible a l’intervention des militaires comme un élément stabilisateur par dessus les considérations partisanes qui fait appel a l’apport de la technocratie comme justification de la nécessite d’application d’une dose de compétence d’ordre

La technocratie apporte son soutien de compétence technique et d’allure apolitique et même de légitimité économique aux secteurs ayant conditionnée et se présentant comme les nouveaux représentants du changement politique nécessaire a la sauvegardes des intérêts de la nation toute entière. A ce point de rupture entre les faiblesses, la technocratie se drape dans une revendication et une aspiration du redressement national effaçant ainsi ses connections et ses ramifications internationalistes pour se présenter comme le garant de la solidarité nationale et le développement national en dehors de toute considération personnalisée ou représentative du pouvoir de l’Etat introduit par des partis politiques et leurs stratégies partisanes ou d’alliances internationales.

Dans un tel environnement de renouveau des forces vives de la nation, la technocratie devient le maillon d’enchaînement des propositions et de l’implémentation des recettes et de plans d’ordre national lui donnant une allure de salvateur et de secouriste. Par cela, la technocratie s’impose comme un mal nécessaire pour préserver l’intégrité et l’appropriation du pouvoir central par les tenants des leviers économiques locaux et leurs alliés internationaux. Ainsi, la technocratie devient un agent stabilisation et continuateur du subcapitalisme dans ses manifestations régionales modernisatrices et ses réalisations infrastructures de dotation de nouvelles formes d’expansion des investissements étrangers dans les sphères productives et de ressources naturelles. En premier, les secteurs “industriels,” d’extraction de produits naturels, de distribution et de logistiques des biens de consommation qui demeurent reliées directement a la demande émanant et a l’offre provenant et approvisionnant le marché international tant au niveau limitrophe que métropolitain y compris celui d’ou proviennent ces investissements directs et indirects étrangers.

Par de tels subterfuges, la technocratie hissée sur le plan de la moralité nationale devient ainsi l’interlocuteur privilégié des intérêts internationaux tout en devenant le réducteur des chocs sociaux entre les masses populaires et les représentants des partis politiques en recherche d’une revigoration de leurs énergies sociales.

C’est effectivement, cette fonction légitimant le pouvoir tout en accordant une nouvelle chance aux partis politiques de réviser et de peaufiner leurs messages et leurs stratégies électorales que la technocratie est actuellement en demande au Maroc.

Démocratie Participative et Création de d’Élites Raciales et Ethniques

Les changements sociaux aux Etats Unis durant la guerre du Vietnam et par la suite les tensions résultant des mouvements de la mobilisation sociale et de revendication des droits civiques pour les ethnies afro-américaines et latines avaient toutes conditionné dans les années 1960 et 1970 la mise en place de réformes concernant le traitement des ethnies minoritaires.

Dans ce cadre, le statut juridique de “Affirmative Action” a été renforcé par la loi sur les droits civils de 1964. Cette législation historique interdisait la discrimination en matière de vote, d’éducation publique et d’hébergement, et d’emploi dans les entreprises de plus de quinze employés. Ces réformes visent en réalité l’inclusion des masses populaires issues des anciens combattants et ayant servit dans l’Armée de terre (seconde guerre mondiale, la Corée et les autres engagements de covert-actions), des statas sociales ayant subi une discrimination sociale basée sur leur origine non-européenne et leur statut social marginalisé, et une descendance des esclaves ou d’immigrés d’origine latino-américaine. Dans cette mouvance de la revendication, les Black Panthers militaient pour l’adoption de l’égalité des chances, la participation directe dans la gestion des affaires publiques et la multiplication des élus/es représentant les populations d’origine africaine toute en demandant la fin de la précarité et l’exclusion des citoyens les plus défavorisés. Souvent, ces personnes sont désavantagées pour des raisons historiques telles que des années d’oppression ou d’esclavage.

Ainsi, “affirmative Action” a été créée pour la première fois aux Etats-Unis par le décret exécutif 10925, signé par le président John F. Kennedy en 1961. Cet ordre présidentiel imposait aux agences et institutions étatiques a ne pas discriminer la décision d’emploi en regard sur la base raciale ou sur l’origine ethnique des Candidats/es. Les stipulations de ce décret exécutif exigeait aussi “que les employés du gouvernement “prennent des mesures positives pour garantir que les candidats sont employés et que les employés sont traités pendant leur emploi, sans distinction de race, de croyance, de couleur ou d’origine nationale.”

En 1965, le président Johnson a étendu l’application de “Affirmative Action,” affirmant l’engagement du gouvernement fédéral à promouvoir l’égalité des chances en matière d’emploi et dont l’expansion se réalisa avec l’inclusion des femmes par le décret 11375 de 1967, ceci en ajoutant la classe de «sexe» à la liste des catégories protégées. Parmi les autres adoptions de loi sur “Affirmative Action,” figurent les mandats de non-discrimination énoncés dans la loi sur les droits civils, la loi sur les personnes handicapées et d’autres lois protégeant des groupes tels que les anciens combattants.

“Affirmative Action” avait comme but dévoilé de promouvoir l’égalité sociale par le traitement préférentiel des personnes défavorisées sur le plan socio-économique.

En fin de compte, “Affirmative Action” s’était faufilée a travers les méandres de la structure sociale figée des intérêts historiques sans pouvoir effacer les traces dorénavant identifiées dans l’exploitation raciale et la marginalisation sociale. Ne pouvant donc révolutionner les retombées économiques et sociales de telles relations historiques par un seul Décret et un Ordre Exécutif Présidentiel, l'”Affirmative Action” favorisa donc l’émergence d’une strate sociale élitiste représentant les diverses communautés ethniques et raciales jusque la marginalisées et continuent d’être au niveau économique, des “ghettos urbains et des pourvoyeurs de la main-d’oeuvre pour des enclaves du secteur informel des services” avec des salaires défiant toute concurrence de cette même égalité apportée par “l’Affirmative Action.” Cet élitisme ethnique s’était aussi traduit par une représentation “plus colorée” a tous les niveaux des postes électifs ainsi qu’au niveau, de la police et des pompiers

L’émergence de cet élitisme ne s’était pas seulement limitée au seul domaine de l’emploi ou des postes électifs et de représentation parlementaire, les domaines de l’entrepreneuriat via le sport, la musique et le cinéma ont constitués la nouvelle ossature et la pépinière d’ou les vecteurs et les semences de cette nouvelle Elite avait fourni et alimenter l’essentiel de ses progénitures et protagonistes. Dans cette lancée, une multiplication de la réussite sociale se concrétisa par l’adoption des concepts idéologiques “Only in America” et “Self-Made Man” ainsi que “Street Smart”

Dans le tourbillon de ces slogans véhiculés a travers les grands canaux médiatiques des Etats Unis, y compris par des “Vedettes Motivationists” et un clergé ecclésiastique prônant la rédemption par la réussite dans les affaires et le Business Opportunity dont le degré de réussite reste la limite du ciel, “the sky is the limit.” Ces décolorations de la réalité profonde des masses populaires ethnique avaient aussi favorisé l’apparition d’une opposition farouche aux lois de “l’Affirmative Action” que l’on considèrent dorénavant comme créant un favoritisme social et politique sans commune mesure par la réelle dimension de l’inégalité sociale contemporaine. Cette opposition et cette remise en cause de “l’Affirmative Action” se justifient aux yeux de leur défenseurs par le fait que la ségrégation initiale et les traitements disparates ayant conduit à la création de ces lois s’étaient progressivement effacées de la réalité présente des catégories sociales aux Etats Unis. Ces arguments attirent de plus en plus de supporteurs qui se sentent dans le plein droit de réclamer l’abolition de “l’Affirmative Action” qui en somme peut inclure aussi les fondations de la démocratie participative et même la démocratie représentative. Un autre problème est la création de la «discrimination inverse», dans laquelle les membres du groupe non protégés sont en réalité ignorés au profit de candidats moins qualifiés à la diversité.

Nombreux sont ceux qui ont souligné que le choix d’une personne fondée essentiellement sur son appartenance à une classe protégée plutôt que sur ses qualifications effectives peut être contre-productif pour la société dans son ensemble. En effet, les membres des classes protégées ont même commencé à demander l’abolition de la discrimination positive, affirmant qu’elle crée une hypothèse d’absence de qualification et de traitement préférentiel qui prive les minorités du respect de leurs pairs.

En France, “Ne Touches Pas a Mon Pote” fut a partir des années 1980 s’est traduit par la création des conseils de quartier, conseils de développement, conseils consultatifs de jeunes, concertation sur projets, budgets participatifs, conférences de citoyens … L’objectif étant d’impliquer les citoyens dans la prise de décisions.

Démocratie Participative et Démocratie Représentative au Maroc

  • Comment les citoyens s’investissent?
  • Comment la participation citoyenne génère des effets sur la relation entre les acteurs publics et les acteurs civils?

La Démocratie Participative trouve son fondement dans les lacunes de la démocratie représentative par un sentiment développé par les citoyens de ne pas être compris des politiciens ainsi que de la méfiance envers les hommes politiques et l’augmentation de l’absentéisme… mais la démocratie participative constitue toujours un complément de la démocratie représentative.

Le préambule de la Constitution de 2011 stipule : ‘‘Fidèle à son choix irréversible de construire un État de droit démocratique, le royaume du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des institutions d’un État moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance’’.

Au Maroc, le cadre constitutionnel et juridique de la démocratie participative se condense dans les articles 12 et 139 de la Constitution révisée en 2011 qui encadrent la formation et régissent la gestion des associations de la société civile et les organisations non gouvernementales ainsi que leurs contributions respectives dans l’élaboration des décisions et des projets auprès des instances élues et des autorités (art. 12). Les conseils régionaux ainsi que les collectivités territoriales adoptent des dispositifs participatifs visant le dialogue et la consultation afin de faciliter la contribution des citoyens et des associations dans l’élaboration et l’évaluation des programmes de développement (art. 139).

De même l’article premier stipule que : ‘‘(…) le régime constitutionnel du royaume et fondé sur la séparation, l’équilibre et la collaboration des pouvoirs, ainsi que sur la démocratie citoyenne et participative, et les principes de bonne gouvernance (…)’’.

Dans le même sens l’article 2 prévoit que ‘‘la souveraineté appartient à la nation qui l’exerce directement par voie de référendum et indirectement par l’intermédiaire de ses représentants (…)’’

Il en ressort que la concertation et la consultation constituent les modes les plus répandus pour la participation dans la gestion des affaires publiques qui consistent à informer les décisionnaires de l’avis du public sur un projet.

Pouvoir et Représentation Fétichiste Sociale

Dans le cas spécifique de l’analyse du Maroc, c’est comme la poupée russe, Matriochka, la classe dominante  n’est pas visible a première vue et se fait petite dans sa dimension, puisqu’elle est minime en nombre par rapport au reste de la société, mais solide sur ses bases qui arborent et se camouflent derrière et au sein de plus grandes représentation et  gestion de ses intérêts propres.

Ces intérêts intrinsèques et dévolus sont délégués aux autres à travers une allégeance et une identification identique dans la rentabilité de cette relation. Plusieurs dimensions professionnelles et structurelles projettent et dessinent leurs fonctions respectives par de plus grande forme de représentation de ce pouvoir ainsi transféré à travers une légitimité presque de servage.

Les motifs et les desseins comme les objectifs sont aussi calquées sur les autres grandes poupées (dans ce cas de la structuration du pouvoir, il s’agit plutôt de marionnettes et de fétiches) les couvrant ainsi pour les présenter comme des strates identiques mais variées seulement dans la dimension mais non pas dans la représentation finale et entière et comme ensemble social ayant les mêmes sources et les mêmes raisons d’être, de croyance et d’appropriation du et dans le pouvoir.

Ce dessin que porte cette petite Matriochka, est en fait planifié et dont le design et la construction vient de l’extérieur et dont les collaborateurs locaux et régionaux nous font danser autour de ce totem du pouvoir maquillé par des habits et des traits physiques nationaux qui ne sont point les nôtres. Ces acteurs et collaborateurs de la même forme subcapitaliste font de nous juste un miroir et un reflet des desseins des autres qui ont métamorphosé un pouvoir colonial en un pouvoir national camouflé sous un habit traditionnel local pour mieux nous familiariser avec nous même tout en étant une représentation des autres pouvoirs étrangers a nous comme ils le demeurent a nos yeux.

C’est dans ce processus linéaire de la justification et de la traduction sociale du pouvoir que la petite représentation sous cette forme d’effigie qui en réalité possède l’appropriation première du pouvoir non seulement de direction mais surtout de partage et distribution des richesses et des bénéfices ainsi que les récompenses aux autres représentations figées et modélisant sa propre image auprès et pour le reste de la société. Cette relation basée sur la compensation fiduciaire demeure essentielle dans la séduction, l’attraction et le renouvellement des serviteurs de ce même pouvoir qui en soi est minoritaire dans le nombre mais multidimensionnel dans l’accaparement de la richesse et de sa jouissance.

Donc de la plus petite représentation s’apprivoise la source du pouvoir pour s’étaler sur la face de tous les échelons de l’interaction sociale qui dans l’occupation de l’espace va en grandissant avec de plus grandes entités représentatives a chaque étape de réalisation et d’expression des motifs du pouvoir pour devenir visible et présente dans le miroir social notamment a travers des interactions économiques, culturelles, religieuses, politiques et sociales. Dans cette évolution changeante, la démocratie procure les canaux de communication, les moyens de cooptation et les méthodes de récupération des énergies sociales ainsi que les stratégies d’opération et de représentation.

Crétinisation du Peuple, Mondialisation et Usurpation Identitaire Nationale

« Le maintien permanent de la population en état d’atrophie mentale par l’industrie culturelle et notamment les drogues sonores (« musique ») constitue un nouveau mode de domination. Les modes de domination ou de coercition antécédents (guerre, esclavage, extermination physique, par exemple) sont, à ce moment de l’histoire, hors-jeu, et sont agités comme des repoussoirs pour faire oublier l’actualité : la crétinisation généralisée. » **

En effet malgré la démocratisation en place et sans que l’on nous demande notre avis, ces dominateurs étrangers et invisibles deviennent réel a travers ceux qui nous ressemblent dans le look et dans les attitudes ainsi que dans le langage. Ces double-faces « turn-coat » duplex et pleine de duplicité comme élites, appelés autrefois technocrates ou professionnels de la politique politicienne, servent et garantissent les intérêts multinationaux sur notre propre sol et cela malgré nos titres fonciers et nos luttes millénaires contre les envahisseurs étrangers.

 Ces nouveaux gérants du cadastre foncier sont les vrais responsables directs non seulement dans l’usurpation de notre territoire et sa braderie selon les vœux et les désirs des investisseurs institutionnels étrangers mais surtout de notre assujettissement et notre soumission aux aléas et aux bon vouloir de ceux qui manipulent les desseins de ce même grand capital international. Une plus grande et plus puissante Élite Occidentale et Orientale qui ne possède et ne reconnaît aucune frontière et qui n’affiche aucune considération nationale.

Tel que l’adage l’exprime, ceux qui vont ensemble se ressemble et j’ajouterais ils créent des raisons et des causes pour s’assembler, y compris des conflits afin d’écouler plus d’armes. Dans cette irrationalité nationale et d’absence de scrupules culturels, la seule frontière partagée entre ces deux formules de desseins expansionnistes est le degré d’extrapolation de la valeur ajoutée et le niveau de profit réalisé.

Ceux qui ne veulent pas vendre leurs terres deviennent ceux qui dessinèrent leurs propres images sur leurs propres Matriochka et comme tout Matriochka qui se respecte, cela remonte a Lénine dans le temps et l’espace de la mémoire moderne de ce capitalisme mondial qui n’a pas froid aux yeux et se fi des regards des autres et qui n’a d’égard que pour son propre profit.

Dans notre cas, on est comme la poupée russe, Matriochka, la classe dominante  n’est pas visible a première vue et se fait petite dans sa dimension, puisqu’elle est minime en nombre par rapport au reste de la société, mais solide sur ses bases qui arborent et se camouflent derrière et au sein de plus grandes représentation et  gestion de ses intérêts propres.

Ces intérêts intrinsèques et dévolus sont délégués aux autres à travers une allégeance et une identification identique dans la rentabilité de cette relation. Plusieurs dimensions professionnelles et structurelles projettent et dessinent leurs fonctions respectives par de plus grande forme de représentation de ce pouvoir ainsi transféré à travers une légitimité presque de servage.

Les motifs et les desseins comme les objectifs sont aussi calquées sur les autres grandes poupées (dans ce cas de la structuration du pouvoir, il s’agit plutôt de marionnettes et de fétiches) les couvrant ainsi pour les présenter comme des strates identiques mais variées seulement dans la dimension mais non pas dans la représentation finale et entière et comme ensemble social ayant les mêmes sources et les mêmes raisons d’être, de croyance et d’appropriation du et dans le pouvoir.

Démocratie, Émergence d’Élites et Internationalisation Économique

Le Maroc fraîchement indépendant de la gestion du Protectorat Français s’était ainsi engagé dans la mise en place d’une planification le dotant en premier de bases pour l’insertion internationale suite aux recommandations des grands groupes financiers internationaux et par la suite dans l’érosion des ses propres fondations de take-off par le biais d’une politique de privatisation des secteurs clés. Ces deux vecteurs demeurent encore incontournables dans le façonnement de l’évolution économique et financière du Maroc, si ce n’est dans le renouvellement et la consolidation des bases de négociation et d’insertion dans la Nouvelle Division Internationale Technologique. Par cette voie, même le secteur informel devint une source de productivité et d’emploi pour les masses populaires égarées dans cette confusion culturelle du Maroc alternant “le Modernisme Occidentalise,” la Religiosité Divine, et les Traditions Populaires” sauvegardées pour des besoins touristiques, de consommation et d’orientation privées dont les vrais bénéficiaires demeurent les investisseurs étrangers dans les circuits et les services adjacent et en aval et en amont de l’industrie du tourisme.

A travers ces rouages de manipulation et de dépendance extraverties, le Maroc ayant perdit une part de sa propre population (Judaïques, Intellectuelle et Manouvrière) devint ainsi une économie sujette aux altérations et aux influences extérieures sans pour autant posséder une alternative de décision sur les réelles orientations nécessaires a un développement national utilisant les ressources nationales a tous les niveaux de ses propres besoins nationaux.

Les mutations institutionnelles sont effectuées sans qu’il y ait une interconnexion directe entre la source du pouvoir et les administrés puisque l’électorat devient la justification et la courroie de transmission pour les décisions du pouvoir. A travers une démocratisation du processus électoral et le multipartisme s’opère donc une interposition des représentants élus entre le pouvoir et les masses populaire. Une classe moyenne fait ainsi surface et sert d’intermédiaire et de courtier entre le peuple et le pouvoir et même cherche sa consolidation avec des alliances avec les tenants du marché international. Dans le temps, ce genre de classe moyenne fut appelée la classe Compradore.

Cette classe aussi se distingue par des signes extérieurs de richesse qui sont l’apanage de la globalisation de la consommation et la standardisation des produits électroniques. Pour se différencier du reste de la structure sociale, cette classe moyenne a tendance a se tourner vers les produits signes et de renommée internationale, la rendant ainsi une classe solidaire des productions internationales et des compagnies multinationales de produits de luxe.  Par de telles orientations consommatrices, le label de pays émergents devient identifié dans le niveau du pouvoir d’achat et l’adoption des produits de luxe étrangers par la classe moyenne locale.

 « Cédric Chaboud : Le développement des classes moyennes dans les pays émergents constitue une opportunité majeure. Ce sont elles qui tirent le secteur… Des marques de vêtements comme Hugo Boss, Under Armour ou Lululemon sont promises à un bel avenir. On pourra aussi privilégier des secteurs comme les technologies, avec les objets connectés de Parrot ou les produits d’Apple, ou encore l’enseignement à distance, plusieurs sociétés de cours par correspondance étant cotées en Bourse aux Etats-Unis et au Japon. On s’intéressera encore aux loisirs, avec des titres comme le croisiériste Carnival ou le spécialiste des scooters des mers Polaris, aux cosmétiques, aux spécialistes du duty free… » *

Cette classe moyenne émergente puise et cantonne les ressources institutionnelles de sa légitimité politique et sa sacralisation sociale et religieuse a travers ses fonctions et son rôle dans la reproduction sociale. Elle consolide ses positions face a la montée de sa rivale qui est la classe laborieuse, qu’elle freine par le rôle important qu’elle joue au bénéfice du pouvoir et au profit de sa propre survie structurelle et cela a travers sa fonction d’opérer le choix, la désignation et l’approvisionnement des élites dirigeantes. Cette fonction d’intermédiaire dévolue a travers des élections est consolidée par un lien directe avec les intérêts étrangers vu sa rivalité sociale structurelle avec les classes des travailleurs manuels et les masses populaires rejetées par ces nouvelles élites dirigeantes.

Cette base du pouvoir au niveau social devint ainsi l’interlocuteur privilégié du capital étranger qui ne lui épargne aucune récompense y compris l’octroi de la médaille de démocrates modèles. En échange, cette classe moyenne induite dans les partis politiques dirigeants favorise la privatisation et l’ouverture du pays à la pénétration du capital étranger direct sous toutes ses formes, y compris l’installation des fournisseurs et les importations des produits alimentaires considérés comme néfaste dans leurs propres pays d’origine. Pour compléter le tout, les représentants politiques de cette nouvelle classe, se voulant des high-technocrate élites ont la tendance a signer des accords de libre-échange pour prouver leur allégeance au libéralisme classique dont فريدريخ هايك , Friedrich August von Hayek fut l’instigateur et qui fut popularisé par Milton Friedman avec ses « Chicago Boys » qui avaient envahi l’Amérique Latine sous les dictatures militaires entre 1964 et 1982. Ces deux piliers du « libéralisme modernisateur » étaient en effet l’antidote et l’opposition catégorique au keynésianisme, socialisme et l’étatisme.

Dans ce déphase du temps et de l’espace et même d’environnement culturel, on assiste au Maroc a une volonté de continuité stratégique attelant l’économie marocaine aux variations et aux aléas du marché international avec des allures de ces orientations favorisant la réduction du rôle de l’Etat au profit de la combinaison de l’intégration dans le marché mondial, l’attraction de ses « left-overs » comme le canard boiteux « Bombardier » par exemple, la coopération avec les instances financières internationales (Banque Mondiale et le FMI) et la relégation du capital national marocain au rôle d’intendance.  Cette stratégie promue par les tenants du capital international devint ainsi une politique nationale qui est effectivement favorable a la consolidation des bases sociales de la nouvelle classe moyenne cherchant par la a atteindre une liberté politique et économique intrinsèque a ses membres même au prix de l’accentuation du sous-emploi, le chômage structurel et la dépravation sociale.

Et aussi attrayant que puisse être l’attractivité préconisée pour globaliser la main-d’oeuvre marocaine comme ressource humaine attirant les compagnies étrangères a la recherche d’un avantage comparatif au niveau des coûts de production manœuvrière, a savoir:

  • Telle que celle des investisseurs étrangers au Maroc,
  • Telle que la mise en place de plaque-tournante pour les industries d’assemblage a Tanger, Kenitra et Casablanca et tout ailleurs au Maroc,
  • Telle que l’intégration en Afrique et l’accroissement des affaires banquières d’assurances et de construction de l’infrastructure routière ou hôtelière.

“Le gouvernement [marocain] a fourni le terrain, d’excellentes routes et de l’énergie, des avantages fiscaux et une ligne de chemin de fer pour acheminer les véhicules dans l’énorme port de Tanger, rappelle The Economist. L’un des principaux attraits du Maroc est une force de travail peu chère. Mais il a également dépensé beaucoup pour les infrastructures, et pas seulement pour Renault. Son réseau routier, ses chemins de fer, ses aéroports et ses ports sont modernes et bien entretenus. Le royaume chérifien est tout proche de l’Europe. Et surtout, contrairement à l’Algérie, la Tunisie ou l’Egypte, il offre la stabilité politique. Cette politique a permis de créer des emplois. Il y a quatre ans Renault a investi 1,6 milliard d’euros dans sa principale usine, la plus grande d’Afrique, et il emploie maintenant près de 10 000 personnes. La société est aussi l’une des plus grandes entreprises du Maroc.” Source: Le Maroc attire les entreprises étrangères

“Déplacer la production vers des pays à moindre coût est une vieille stratégie pour les constructeurs automobiles européens. Renault a déjà « d’énormes implantations » en Slovénie, Roumanie, Turquie et Russie, ainsi qu’en Espagne. Comme les salaires augmentent dans ces pays, l’Afrique du Nord, avec ses coûts plus bas, devient plus attirante. Les coûts mensuels du travail pour les ouvriers de Renault en Roumanie ou en Turquie sont d’environ 950 euros, contre 350 euros au Maroc.”
Source: Le Maroc attire les entreprises étrangères

Voir les articles sur l’expansion des compagnies étrangères au Maroc dans la liste des articles du lien suivant

http://cherkaouijournal.com/said-el-mansour-cherkaoui-works-on-morocco/

Malgré toutes ces avances nébuleuses d’usines d’assemblage, l’aggravation du taux de chômage dans le pays, en particulier chez les jeunes, continue de dresser un autre obstacle à la réalisation de l’objectif d’influence internationale du Maroc. Le taux de chômage des jeunes marocains s’élève à 27%, soit presque le triple du taux national.

Les décideurs politiques à Rabat semblent reconnaître l’urgente nécessité d’inclure les jeunes chômeurs dans leur programme de développement. Au cours des dernières années, ils ont réduit les subventions à l’énergie afin de détourner des fonds au profit de l’emploi. Mais si Rabat est incapable de faire des progrès significatifs et d’atténuer les zones de troubles potentiels, elle devra peut-être mettre en veilleuse ses objectifs plus ambitieux en matière d’expansion continentale afin de remédier à l’instabilité intérieure.

Cependant, un rapport publié en 2017 par l’agence de notation Fitch a mis en lumière le fait que le désir des banques marocaines d’investir dans les pays africains, leurs réserves de fonds propres peu élevées et leur faible qualité d’actifs les rendent particulièrement vulnérables à la volatilité économique. À l’heure actuelle, près d’un tiers des bénéfices totaux réalisés par les banques marocaines provient de filiales en Afrique. Même si les marchés nationaux des capitaux marocains restent solides et que sa dette publique reste faible, toute récession future qui affecterait les économies africaines exposerait les banques à des pertes importantes et placerait le Maroc dans une position beaucoup moins confortable qu’il ya 10 ans.

Au niveau culturel, l’introduction de produits de luxe tel la construction de Super-Malls a Casablanca et Marrakech et autres villes devenant aussi le lieu favoris des Fast-food MacDonald et companies exotiques telle que la banqueroute Victoria Secret et autres “Sale Lingerie” de l’ouest et leur étalage sous plusieurs formes y compris a travers la fourniture des « mansions » imposent un langage nouveau puisque cette classe n’est plus adressée en tant qu’une tranche sociale mais identifiée individuellement et par des qualificatifs nouveaux tel que

Mrafeh, Labasse Alih, Amer Flouss, Dar Alach Arjaaa, et même Khanez Flousse.

Cette isolation du succès individuel est propre a l’idéologie américaine de « self-made man and working hard » a savoir l’image idolâtrée de l’individu qui se forge lui même en travaillant dur.

Cette technocratie smartclasse défend ses acquis par tous les moyens pour imposer ses orientations même au niveau des pays régionaux et par la elle a besoin d’être non seulement armée politiquement et économiquement mais aussi avec des armes les plus sophistiquées et l’acquisition des plus récentes techniques de contrôle social. Dans cette optique, des stages de formation et une ouverture du marché international des armes lui sont octroyés et cela sous le prétexte et ayant comme objectif la défense de l’intérêt national et les positions géo-stratégiques de ses alliés internationaux. Elle devient ainsi une classe politique armée pouvant intervenir en dehors de ses frontières nationales et cela en solidarité avec ses semblables dans les pays menacés par l’instabilité des conditions de fécondation de ses propres sources de consolidation, a savoir l’accès aux marchés et aux produits énergétiques et miniers et les capitaux résultant du profit de leur respective exploitation. Les conflits régionaux au Moyen Orient, en Afrique Subsaharienne et au delà sont la pour lui donner des opportunités de manifester directement sa solidarité de classe internationale.

Pour faciliter de telles transactions, des crédits et des aides financières sont ainsi accordés parfois a des taux favorables et accompagnés par des dons a des pseudo-organisations charitables et aux associations privées a but non lucratif qui se gorgent de bourses d’origine étrangère et locale et qui sont les propriétés de ces mêmes classes moyennes sous des prête-noms.

Tout ce jeu de corruption légalisée a pour objectif l’aplanissement du terrain pour l’atterrissage de grands groupes internationaux investisseurs et producteurs afin d’exploiter les ressources financières, naturelles, primaires et humaines de notre économie et de notre structure sociale et territoriale, vu que l’immigration n’est plus permise.

Vidéo sur le Subcapitalisme

Said El Mansour Cherkaoui 2017

Tous les Droits Réservés a Said El Mansour Cherkaoui

Contact: https://www.facebook.com/Dr.saidelmansourcherkaoui

Quelques notes bibliographiques

Subcapitalisme, Concept crée par Dr. Said El Mansour Cherkaoui, Recherche, Soutenance et Publication

Le Capitalisme se réinvente a travers le Subcapitalisme, la théorie que j’ai crée au sein de l’Institut de Recherches Economiques et de Planification, Université de Grenoble et défendue au cours de la soutenance de ma thèse de doctorat dans l’enceinte de l’Université de Paris III : Sorbonne Nouvelle et dont l’intitulé et le résumé sont:

Économie politique du subcapitalisme en Amérique latine (1830-1930) : Argentine, Brésil, Chili, Pérou Université Paris III, Sorbonne Nouvelle. Institut des Hautes Études de l’Amérique latine. 1992.

Localisation : Centre Technique Livre Ens. Sup. ; Paris3-BU

La période de l’étude se situe entre 1830 et 1930 dont le choix fut déterminé par les transformations connues par l’Amérique latine durant ce siècle. L’Argentine, le Brésil, le Chili et le Pérou furent parmi les pays les plus marqués par une intégration d’ordre libéral dans le marché financier et commercial international et par une diversification relative des termes de la collaboration de leurs États et leurs classes oligarchiques et dirigeantes avec les tenants des finances internationales.

La formulation du nouveau concept sur le développement subcapitaliste et de la théorie sur le subcapitalisme fut élaboré sur l’analyse des causes et des conséquences de l’internationalisation du capital sous la forme de la dette extérieure et de l’investissement direct étranger. Une critique des concepts de développement capitaliste, de retard économique, d’absence de capital et de marché dans les pays d’Amérique latine et dans ceux demeurés dans une mouvance coloniale est conduite à travers une analyse critique des travaux de Paul Baran et surtout ceux d’André Gunder Frank.

Quelques articles relatifs a cette tendance qui n’est pas seulement propre au Maroc mais peut être observé dans plusieurs pays “Tiers-Mondistes.”

http://juifdumaroc.over-blog.com/2015/01/les-juifs-dans-le-maroc-nouveau-1957.html?fbclid=IwAR0BvHiPp7ww9l12tIJyefNC9OkQ0WIxXenN8yeAuZYZ9JyA5tD17_dXDyA

* « Le luxe profitera à plein de l’essor des classes moyennes dans les pays émergents » Propos recueillis par Nicolas Gallant, 11/02/15 à 14:06
En savoir plus sur http://www.capital.fr/bourse/interviews/le-luxe-profitera-a-plein-de-l-essor-des-classes-moyennes-dans-les-pays-emergents-1012267#jTkCZ33fdRSYgkmz.99

** Jacques-Yves Rossignol: 28 Janvier 2014, Le libéralisme contre les peuples, La culture industrialisée formate les esprits

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